Critique Cake

Sortie : le 8 avril 2015

Je suis et resterai une inconditionnelle de Friends mais en toute honnêteté, quand je vois Rachel, Monica ou même Phoebe au générique d’un film : j’ai peur car c’est rarement synonyme de BON film (selon ma définition personnelle). Jennifer Aniston a rarement brillé aux yeux de la spectatrice que je suis mais je l’ai trouvée plus que correcte dans Cake.

Elle y incarne Claire Bennett, une femme meurtrie, pleine de cicatrices et pour qui chaque mouvement est une vraie douleur. Agressive, colérique et cynique, elle met tout le monde à distance, tout le monde sauf Silvana, sa femme de ménage et la seule à lui apporter un peu de réconfort. Le suicide de Nina, une jeune femme qu’elle ne connaissait que très peu mais qui fréquentait le même groupe de soutien, la réveille un peu de sa routine. Sa nouvelle fixation ? Découvrir où vivait Nina et tous les détails qui entourent sa brusque disparition.

Claire est malade, accro à ses anti-douleurs, négligée et surtout, elle se paye le luxe d’être méchante. Autant vous dire que son entourage a du mal à la prendre en pitié et finalement, c’est peut être ce qu’elle recherche. Tout le film est centré sur ce personnage-là (les personnages autour sont peu nombreux) et sur son histoire personnelle que l’on découvre au fur et à mesure (je n’entrerais donc pas dans les détails).  Asociale à cause de la douleur (physique et morale), elle va doucement se rapprocher du mari de Nina et du fils de cette dernière (mais n’ayez crainte, ce film n’est pas une histoire d’amour).

Sans trop en dire, le sujet de Cake est lourd et on est pas là pour rigoler, c’est certain. Néanmoins, le réalisateur le traite toujours avec beaucoup de pudeur et de sobriété. On ne sombre jamais dans la facilité. Ce parti pris aiguise notre curiosité car, comme les choses ne sont jamais dites clairement, il faut rester éveillé et saisir au passage chaque indice.

Pas maquillée, pas coiffée, terne et couverte de cicatrices, Jenifer Aniston ne se la joue ni « je suis la marrante de service » ni « regardez comme je suis sexy avec mes belles jambes » et ça fait du bien ! Peut-être que c’est ce rôle à contre-emploi qui va pousser les gens à aller voir ce film (c’est ce qui m’a intriguée aussi). Si une actrice plus « sérieuse » ou coutumière de ce genre de personnage avait eu le rôle de Claire, le « choc » d’une telle interprétation n’aurait peut-être pas eu lieu.

Pas révolutionnaire pour un sou et prévisible sous bien des aspects, Cake se regarde pourtant avec grand plaisir. C’est très bien filmé, j’ai bien aimé l’ambiance, la présence discrète de Los Angeles, le fait qu’on ne sombre pas dans le mélodrame malgré un sujet très lourd. Je regrette peut-être que le scénario soit finalement un peu plat. Il manque un petit quelque chose pour me faire dire qu’il s’agit d’un film génial !

5 comments

    • Audrey says:

      Je pense que ça a été dur de rebondir pour toute la petite bande… :-/ La Aniston s’est de son côté cantonnée dans les comédies bas de gamme… Je sais pas toi mais il n’y a pas grand chose que je retiendrai de sa filmographie !

  1. Zofia says:

    Non c’est sûr et pour deux des acteurs, je ne saurais même pas citer de films ! Pour Aniston, j’ai des mauvaises souvenirs pas tellement d’elle mais surtout des scénarios assez nuls, genre Polly et moi. Avec Matthew Perry, j’avais bien aimé Mon voisin le tueur.
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