Critique Brighton rock

Sortie : 22/06/2011

Note : 4/5

 

Brighton 1964. Un chef de gang vient de se faire assassiner. Son petit protégé, Pinkie Brown, a vu la scène et depuis, n’a plus qu’une envie : venger le meurtre de son chef et, accessoirement, devenir le chef de la bande. Par la force des choses, la jeune Rose est témoin d’une scène qu’elle n’aurait pas dû voir. Pinkie se charge pour la séduire. Ainsi, il s’assure qu’elle ne dira rien. Rose, innocente et romantique, craque pour ce beau jeune homme dont elle ignore encore les occupations…

Dans Brighton rock joue le Ian Curtis de Control, Sam Riley, que j’ai été contente de retrouver dans un film qui, à mon goût, est d’une grande qualité. J’aime ces histoires de gangs, plus particulièrement lorsque ces histoires se passent entre les années 40 et 70. Il y a une ambiance, une atmosphère qui me plaisent dans ce type de films. La réalisation de Brighton rock est des plus classiques et des plus élégantes. Sans être des plus lisses, elle n’a rien d’original et le récit se déroule de la manière la plus linéaire possible ce qui n’est pas synonyme d’ennui pour autant, je vous assure.

Les jeux de clair/obsur sont nombreux et plongent le film dans une sorte de noirceur. Quand le temps n’est pas plombé, il fait nuit. C’est dans ce univers fait de violence et de sales coups qu’évolue le jeune Pinkie, un être des plus charismatiques. Beau mais dangereux. C’est une association classique mais qui fait toujours des ravages…

Le film repose en grande partie sur ambiguïté des personnages et plus particulièrement celle de Pinkie. Ce mec, cet assassin, peut être un être immonde, notamment envers Rose puis, quelques minutes plus tard, nous faire douter de ses sentiments envers la jeune femme. Pourquoi s’échine-t-il à la garder en vie quand la tuer aurait été bien plus simple ? Rose est, quant à elle, débordante de naïveté et de douceur mais n’est pas une grosse imbécile pour autant. Une fille adorable et simple qui se trouve embarquée dans de sales histoires sans même le savoir. Elle m’a souvent fait penser à une petite souris blanche, prise entre les pattes d’un gros chat noir prêt à la dévorer ou du moins, à jouer un peu avec elle.

La fin du film est également excellente. Ironique. Douce amère. Cruelle. Bref, j’adore.

Violence, paysages brumeux, campagne et station balnéaire anglaise, manipulation, dévotion, sacrifice… Brighton rock est un film comme j’aimerais en voir plus souvent, malgré quelques invraisemblances disséminées de-ci, de là.

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