Critique Blue jasmine

Sortie : 25 septembre 2013

Cela fait des années que je ne rate pas un Woody Allen. Quand j’étais à la fac, j’en ai également vu beaucoup de ses anciens, sur ces vieilles VHS empruntées à la BU et que le magnétoscope de mes parents arrivait encore à gober. Des années plus tard, le magnéto parental n’est plus là et j’imagine que les vieilles cassettes vidéo de la fac ont été remplacées elles aussi. Quoiqu’il en soit, Woody est toujours de ce monde et il continue de nous offrir des histoires plus ou moins réussies selon les années.

Cette année, je l’ai pas guetté sur les programmes ciné et c’est assez étonnée que j’ai vu le titre Blue Jasmine associé à son nom. Ce film nous raconte l’histoire de Jeannette (devenue Jasmine car ce prénom a décidemment beaucoup plus de classe), une femme au bord du gouffre. Alors qu’elle vivait une existence idyllique avec Hal, un homme d’affaires plein aux as, elle a vu sa vie voler en éclats et se retrouve sans amour et surtout, sans le sou. Quittant New York, elle débarque à San Francisco et s’installe chez sa sœur Ginger.

Autant le dire tout de suite : j’ai été emballée par ce film. A mes yeux, Woody Allen renoue enfin avec ce style si particulier qui le rend si précieux. Le film oscille constamment entre drame et comédie. Drame, parce que Jasmine est dans une période particulièrement critique. Elle a beau être snob, méprisante, hautaine et un brin connasse, sa chute nous émeut et on se prend presque d’affection pour elle. Cate Blanchett ne fait pas partie de mes actrices préférées mais il faut reconnaître qu’elle est vraiment EXCELLENTE du début à la fin. Elle est aussi touchante qu’hystérique, inquiétante et courageuse, pathétique et drôle… Tout au long du film elle passe (et nous fait passer) par toute une palette d’émotions diverses et contradictoires. L’histoire est sombre et cette noirceur en s’aggravant à mesure que l’intrigue se déroule.

Mais Blue Jasmine est également une comédie, car beaucoup de scènes prêtent à sourire. Le choc des classes entre cette bourgeoise de la côte Est qui fréquente uniquement les boutiques de hautes couture et sa sœur, Ginger, une petite caissière tellement cool mais pas forcément hyper classe… Evidemment, ça génère quelques très bons moments.  Les personnages secondaires comme Ginger et les hommes qu’elle fréquente m’ont également beaucoup plu même si certains (comme les deux enfants) n’existent pas vraiment à l’écran.

Blue Jasmine est un film cruel. Son héroïne en pleine crise n’aura pas la chance de voir la lumière au bout du tunnel et cela donne beaucoup d’intensité dramatique à l’ensemble. Une très bonne surprise même s’il n’est pas, à ce jour, mon Woody Allen préféré.

6 comments

  1. Audrey says:

    Tout à fait ! 🙂 Après quelques films un peu décevants, il semble s’être réconcilié avec beaucoup de fans sur ce coup là. A voir si cela se confirme l’année prochaine !

  2. Lujena says:

    Je me suis laissée tentée… Mais je me suis traînée jusqu’à la fin. J’avais tellement envie de la claquer cette femme! (bon au moins ça c’est réussi ^^’).

    Mais je n’ai pas beaucoup apprécié….

    • Audrey says:

      Tu as à peu près le même avis que ma soeur, tiens. Elle n’est pas arrivée à passer au dessus du côté agaçant du personnage principal…. C’est dommage car à mes yeux, c’est un très bon Allen ! Mais ça dépend toujours de la perception de chacun finalement.

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