Critique Big eyes

Sortie : 18 mars 2015

J’ai un peu tardé à voir le dernier Tim Burton car selon moi, il n’y avait guère d’urgence à se ruer en salles. J’en savais assez sur ce long métrage pour savoir, sans même l’avoir vu, qu’il ne comblerait pas la fan que je suis. Le premier Burton que j’ai vu au ciné, c’était Sleepy Hollow et j’ai mis du temps à m’en remettre tellement je l’ai aimé. 16 ans plus tard, Big eyes ne m’a pas du tout fait la même impression.

À la fin des années 50 et pendant une décennie, le peintre Walter Keane a connu un grand succès et révolutionné le commerce de l’art. Mais il n’était qu’un menteur car ses tableaux, représentant des enfants aux yeux immenses, étaient en réalité peints par sa femme, Margaret.

Ni gothique, ni mystérieux, ni magique, ni inventif et sans une touche de poésie macabre, Big eyes n’a absolument rien d’un Tim Burton. Même Dark shadows, le dernier en date et que je n’avais pas spécialement aimé, m’avait semblé plus proche de cet univers burtonien que j’aime tant.

Le film en lui-même est tout à fait correct. Le casting est sympa, la lumière est belle, les décors sont travaillés, la reconstitution des années 50 et 60 superbe et l’histoire se suit avec un certain plaisir (même si personnellement, j’ai trouvé que la fin mettait 10 plombes à arriver). Je ne connaissais pas les Keane alors forcément, j’ai appris quelques petits trucs sur leur couple et surtout, sur les tableaux de Margaret.

J’ai lu des critiques presse sur allociné qui disaient que Big Eyes soulevaient plein de questions sur l’art. Personnellement, je trouve qu’ils vont un peu trop loin dans leur délire intellectuel. Des questions ? Mais quelles questions ? Précisez bordel ! Moi j’y ai surtout vu le portrait d’une femme talentueuse qui, dans les années 50-60 avait peine à vivre seule à cause de la société d’alors. Quittant son 1er mari, elle tombe dans les bras de Walter qui abuse du pouvoir que lui donne son statut d’homme. Un point c’est tout.

Oui je suis déçue par Big Eyes et presque en colère car je ne vais pas voir un Burton pour voir un film certes intéressant mais surtout terriblement classique, prévisible et à la mise en scène terriblement paresseuse. C’est un peu comme si Tarantino se mettait à tourner des bluettes romantiques ou comme si Woody Allen nous pondait des films d’action…Si notre Tim adoré se met à faire comme tout le monde et perd sa fameuse « patte », il risque de continuer à nous décevoir pendant des années encore…

4 comments

    • Audrey says:

      Le sujet ne me disait rien non plus mais en tant que fan de Burton, je ne pouvais pas faire l’impasse malgré tout ! Il fallait que je le vois, que je me fasse ma propre idée et surtout, que je sois à jour dans la filmographie de Tim ! Il n’y a que son tout premier, Pee-Wee Big Adventure, que je n’ai pas vu !

  1. Aurore says:

    On lui a reproché de faire des films boursouflés mais alors là on l’a complètement perdu. Ça devait une commande, d’ailleurs il ne l’a pas écrit. Je suis du même avis que toi en tout cas.

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