Critique Belle

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Sortie : 23 juillet 2014

Inspiré de faits réels, Belle nous permet de découvrir la vie de Dido Elizabeth Belle. Etre métisse au sein de l’Angleterre du 18ème siècle, ce n’est pas forcément facile, surtout lorsqu’on est la fille illégitime d’un amiral de la Marine royale. Elevée par son oncle et sa tante, Dido bénéficie de certains privilèges alors que l’esclavage continue à faire rage mais est régulièrement mise à l’écart en raison de sa couleur de peau. Avant de rencontrer un jeune avocat revendicatif et rêvant de changer le monde, elle n’avait pas forcément réfléchi à la condition de son peuple mais cette rencontre va tout changer dans son esprit…

Belle est une histoire qui m’a immédiatement fait penser aux romans de Jane Austen. Des jeunes filles de bonne société, des intrigues amoureuses, des mariages à organiser avec des bons et des moins bons partis. Si Dido est un personnage historique, les scénaristes se sont un peu arrangés avec le passé et lui ont inventé une jolie romance avec un bel avocat fougueux. Bien sûr, j’ai adoré cet aspect là du film (et il n’y aucune ironie dans mes propos).

Le film nous permet également de découvrir quelles étaient les conditions de vie du peuple noir à une époque où l’Angleterre profitait pleinement du trafic des esclaves.  Si elle fait partie de la famille, Dido n’en demeure pas moins à l’écart, ne mangeant pas avec sa famille à table, n’étant pas autorisé à recevoir les invités et voyant ses perspectives de mariage réduite à zéro. Ses proches lui donnent un statut assez étrange qui oscille constamment entre un « on t’aime, tu es des nôtres » et un « mais les convenances veulent que tu n’apparaisses pas trop en société à nos côtés ». Drôle d’ambiance…

Belle a également le mérite de m’avoir fait connaitre un évènement historique que je ne connaissais pas, le massacre du Zong. En 1781, l’équipage du Zong a sciemment noyé 142 esclaves pour toucher une indemnité. A l’époque, cette affaire a marqué un véritable tournant et peut être considérée comme un des nombreux déclics qui ont mené à l’abolition de l’esclavage.

Tout comme Twelve years a slave, Belle parle de l’esclavage, des inégalités et du combat qu’on mené quelques hommes pour libérer tout un peuple mais il n’a pas la même puissance. S’il ne m’a pas foutu une grande claque, il m’a néanmoins beaucoup intéressée. Je l’ai trouvé vraiment bien filmé, les décors et costumes étaient soignés et le casting m’a ravie. J’y ai notamment découvert Gugu Mbatha-Raw, très bonne et très belle actrice anglaise.

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