Critique Babycall

Sortie :allociné indique le 2 mai 2012

Note : 3.5/5

Anna est une femme traumatisée par la violence de son mari. Pour lui échapper, elle s’installe (dans le plus grand secret) dans un immeuble immense où l’anonymat est facile. Elle est avec son fils de 8 ans, Anders et vit dans la peur que son ex mari les retrouve. Pour écouter son fils lorsqu’il dort et se rassurer, elle achète un babycall. Mais elle capte un autre canal, y entend des hurlements, des prestations violentes…un meurtre s’est-il produit à quelques portes de chez elle ?

Un thriller + Noomi Rapace (Lisbeth dans le Millenium suédois) + un film norvégien = il fallait que je le vois au plus vite ! Pour être honnête, je dois dire que le premier quart d’heure, j’ai eu du mal avec Noomi Rapace qui, à mes yeux, est l’incarnation même de Lisbeth. Là, en maman, avec les cheveux longs et un air apeuré, j’ai trouvé que ça n’allait pas… Puis ces préjugés se sont vite enfuis pour laisser une entière place au film.

Je pourrais parler de « thriller paranoïaque », de « cauchemar en appartement » et j’aurais raison. J’ai juste envie de dire, sans pour autant gâcher la surprise et dévoiler le nœud de l’histoire, que Babycall est un film beaucoup plus original qu’il n’en a l’air aux premiers abords. Une « simplicité trompeuse », ai-je lu dans une autre critique. C’est un film qui tourne la tête, qui nous lance sur des mauvaises pistes, qui nous fait dire « bordel, je comprends rien ! » et qui nous laisse avec des questions… qui est juste assez mystérieux pour qu’on s’accroche sans être déstabilisés par les non dits, les non expliqués.

L’atmosphère est particulièrement importante, particulièrement bien rendu par les décors, l’ambiance, les personnages en tant que tels et la mise en scène, claustrophobique. La tension gagne, on est crispé, on se demande où on nous amène…Anna est très troublante. Fragile et déterminée à la fois, elle est consciente de ses névroses mais vit entre réalité et imagination. Difficile pour elle (et pour nous) de faire la différence entre le faux et le vrai.

Babycall est un film triste où la vie est terne et les personnages, peu nombreux, reflet de la vie esseulée et monotone d’une Anna en plein chaos.

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