Critique Anna Karenine

Sortie : 05/12/2012

Note : 16/20

Résumé : 1874. Saint-Pétersbourg. Anna Karénine est mariée à un haut fonctionnaire du gouvernement. Maman d’un petit garçon, elle bénéficie un statut social plus qu’honorable et vit une belle vie. Au cours d’un séjour à Moscou, elle rencontre Alexis Vronski, un jeune et bel officier de la cavalerie. Quelques échanges de regards suffisent : c’est le coup de foudre. Alors, quand Anna rentre auprès de son mari, Vronski la suit. S’ensuit une lutte existentielle qui oppose vie calme de famille et obsession passionnelle pour le jeune officier.

Ce que j’ai aimé : A ma grande honte, je n’ai jamais lu Anna Karenine. Je pourrais m’excuser en précisent qu’en 5 ans de Lettres Modernes, nous avons évoqué la littérature russe que pour travailler Crime et Châtiment, de Dostoïevski. Je me suis souvent dit que je devrais me mettre à Tolstoï sans jamais sauter le pas pour autant. Bien entendu, je connaissais quand même l’histoire d’Anna Karenine pour avoir vu, il y a quelques années, l’adaptation de Bernard Rose, en 1997, avec Sophie Marceaux dans le rôle titre.

Très différent, le film de Joe Wright est une adaptation très osée et oserais-je dire, très travaillée. Le film dans son intégralité, et la première partie en particulier, ressemblent à une chorégraphie réglée au millimètre près. Les acteurs évoluent dans des sortes de décors de théâtre qui glissent, disparaissent pour être remplacés par d’autres décors voués à représenter d’autres lieux, d’autres scènes. J’avoue que cela m’a tout d’abord déstabilisée. Je ne savais plus vraiment où poser mes yeux et surtout, qu’en penser. Mais cette impression étrange se fait rapidement la malle, nous permettant d’apprécier la beauté et l’originalité de l’ensemble.

Côté casting, comment ne pas apprécier la présence de Keira Knightley qui, au début de sa carrière, ne me disait franchement rien qui vaille. Difficile pour autant de lui reprocher ses choix artistiques contrairement à une Scarlett Johansson qui, à mon goût du moins, enchaine les films nazes et les rôles sans intérêt. Totalement incarnée par son rôle, Keira Knightley campe une Anna passionnée, torturée qui va faire fi des conventions à ses risques et périls…

Ce que je n’ai pas aimé : Si j’ai apprécié l’originalité de la mise en scène, j’avoue que j’ai quand même trouvé, de temps en temps, que le tout était un peu « étouffant ». J’en ai d’autant plus apprécié les quelques scènes qui sont tournées en extérieur et qui ouvrent un peu le regard, nous laissant, au passage, respirer une bonne bouffée d’air russe !

Si Jude Law, en mari ennuyeux mais moral et droit, nous livre une très bonne prestation, j’ai été un peu plus embêtée par les apparitions d’Aaron Taylor Johnson qui joue l’amant d’Anna…Il ne joue pas si mal, certes, il est beau mais… je ne l’ai pas trouvé assez charismatique pour le rôle. Impossible d’expliquer clairement pourquoi mais quelque chose a coincé pour moi.

En bref : Cette adaptation d’Anna Karenine étonne tout d’abord par son choix esthétique. Que l’on apprécie ou non, on ne peut nier la beauté de ce film qui s’apparente à un chef-d’œuvre du genre.

3 comments

  1. auroreinparis says:

    Mais il n’est pas charismatique son amant ! Il ne l’est pas,c ‘est un lâche , un trouillard !
    J’ai adoré ce film, mon coup de coeur de 2012. Et pourtant j’ai eu peur de ne pas suivre avec cette réalisation originale ! Je ne l’ai jms lu non plus, mais il le faudrait. J’ai eu du mal avec Guerre et Paix, mais celui-ci est plus digeste !

  2. petiteconne says:

    Avant l’Averse : oui c’est vrai qu’on le reconnait à peine… Je crois avoir lu ou entendu une interview où il disait être content d’avoir des rôles différents maintenant qu’il a pris un peu d’âge 🙂

  3. petiteconne says:

    aurore : je parlais du physique, pas du caractère 🙂 même si en matière de charisme, les deux sont souvent liés, il est vrai. J’ai acheté le livre, je pense m’y plonger…euhhh ben quand j’aurais 5 minutes ^^

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