Critique Amour et turbulences

Sortie : 3 avril 2013

Lors de sa sortie au ciné, j’avais loupé Amour et turbulences. Avec un peu de recul, je me dis que ce n’était pas forcément une mauvaise chose…

Mais commençons par l’histoire. La belle Julie vient de sauter dans un avion devant la ramener de New York à Paris où elle doit se marier. Dans l’avion, elle se retrouve côte à côte avec Antoine, un mec séduisant mais un peu débauché avec lequel elle a vécu une histoire d’amour passionnée trois ans plus tôt. Pendant ces 7 longues heures de vol, il va tenter de la reconquérir et elle, de le fuir ! A mesure qu’ils discutent et racontent leur histoire, nous découvrons leur passé, leur rencontre et toutes ces situations rocambolesques qui les ont poussés vers la rupture.

J’aime beaucoup la belle et pétillante Ludivine Sagnier et j’aime aussi Nicolas Bedos. Je savais qu’il avait notamment bossé sur les dialogues de ce film et j’espérais y retrouver sa plume, sa petite touche cynique et impolitiquement correcte qui fait toute la différence. Et bien non. Ou plutôt, pas vraiment.

Certes, le film commence vraiment bien avec cette rencontre d’ex qui, forcés par le destin, vont être obligés de se supporter durant leur voyage de retour. Imaginez le bordel… La situation est donc drôle, bien amenée… et on a hâte de savoir comment vont se passer les heures suivantes. Là où les choses commencent à se corser, c’est dès qu’ils commencent à raconter leur histoire. Il y a encore des moments marrants, par ci, par là et quelques bons échanges notamment lorsque Clémentine Célarié est à l’écran. Mais pour le reste, Amour et turbulences s’adresse avant tout aux amateurs de comédies romantiques pures et dures. Donc pas à moi. Moi, les scènes mièvres, ça me rend mal à l’aise, je n’y peux rien. Et quand Nicolas Bedos s’est mis au piano, je n’ai carrément plus pu regarder l’écran tant c’était bête, cliché et à mes yeux, loin du romantisme qui me fait craquer.

On sent évidemment que ce film cherche à atteindre le niveau des grandes comédies romantiques américaines mais on a déjà vu bien mieux sous le soleil. Attention, malgré mes nombreuses critiques (pas forcément argumentées mais sincères) je ne considère pas qu’Amour et turbulences est le PIRE film de l’année.  Ça se regarde, comme on dit. Mais le scénario, finalement assez faible et les rebondissements plus débiles les uns que les autres ne nous aident pas à accrocher à l’histoire. C’est une petite déception.

2 comments

  1. Audrey says:

    Je n’ai pas trouvé Bedos mauvais acteur mais j’ai lu qu’il avait été pas mal taclé par les critiques… C’est surtout la guimauve bien dégoulinante qui m’a gênée. Dommage que Ludivine Sagnier, que j’aime beaucoup, ait perdu du temps dans ce film.

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