Critique Les adieux à l’empire, Olivier Barde-Cabuçon

Olivier Barde-Cabuçon fait partie de mes auteurs préférés. Si j’ai lu tous les volumes de sa série historique policière, je ne connaissais pas encore son tout premier roman : Les adieux à l’Empire. Malgré un prix un peu rébarbatif pour un poche out simple (12 euros), les lecteurs en ont quand même pour leur argent c’est c’est un très gros livre. Bien entendu, son contenu est également qualitatif : l’auteur laisse encore une fois parler son amour pour l’Histoire et nous offre une véritable plongée au cœur de l’épopée napoléonienne.

9782330051082-fr-300L’histoire

Nous sommes en 1807. Le capitaine d’infanterie des Ronans est blessé lors d’un combat contre les Russes mais avant de sombrer sur le champ de bataille, aperçoit la belle Daphné de Cercey, une jeune femme qui suit l’armée comme aide chirurgien. Quand il se réveille à l’hôpital, il rencontre deux autres soldats des plus sympathiques, Raoul Bussy de Casteljac, que l’on appelle Beau Geste et Della Rocca.

L’histoire, qui commence à Eylau et qui se terminera à Waterloo, nous permet de suivre ces quatre personnages.

Mon avis

Je le disais plus haut mais je le répète, Les adieux à l’empire est un roman magnifiquement écrit. Un mot, un seul, me vient pour décrire ce roman : élégance.

En plus de disposer de solides connaissances historiques, l’auteur nous propose des personnages passionnants et les met en scène de manière crédible, romanesque… et littéraire ! Nos trois soldats sont très très érudits et leurs dialogues, parfois très philosophiques ne sont pas forcément des plus simples à lire même si les touches d’humour les rendent plus digestes. Les descriptions, les attitudes, les dialogues sont portés par une langue soignée, l’immersion est totale et réussie. Moi qui n’apprécie que moyennement les récits de bataille, je les ai trouvé totalement réussis dans ce roman. J’ai souvent pensé à Guerre et Paix (que j’avais commencé avec plaisir mais que j’ai laissé en cours de lecture, hum !).

La narration, elle, alterne entre ces fameux récits de bataille et des épisodes de récit. Ces derniers concernent souvent les aventures de nos personnages durant leurs permissions mais il y a également beaucoup de récits annexes, notamment toutes les histoires de Beau Geste et Daphné qui racontent leur vision de la campagne d’Égypte à laquelle ils ont tous deux participé et là où tout a commencé.

Napoléon est bien entendu au cœur du récit mais il reste une sorte de fantôme, une ombre. Spalazini et Fiorina occupent quant à eux une place importante dans l’histoire et donnent une dimension très mystérieuse à l’intrigue.

Malgré toutes ces belles qualités, je n’ai pas été complètement séduite par un roman que j’ai trouvé parfois confus, trop dispersé. Malgré les 700 pages, beaucoup d’histoires et de questions restent en suspens et la fin, qui arrive de manière assez abrupte m’a un peu chagrinée. C’est certainement un parti pris de l’auteur mais moi j’aime bien, surtout après un pavé comme celui-là, qu’il y ait un vrai clap de fin à toutes les sous intrigues.

Je ne m’attendais pas tout à fait à ce genre d’histoire, d’où ma légère déception. Que cela n’empêche pas les amateurs d’Histoire d’y jeter un œil lors de leurs prochaines lectures ! J’avoue que, pour ma part, je trouve sa série du Commissaire aux morts étranges plus accessible et surtout, la période (1759) me convient mieux.

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25/91

J’ai lu ce livre dans le cadre de mon challenge perso « Je vide ma PAL »

 

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