Critique A Silent Voice, Yoshitoki Ōima (tome 1 à 5)

La semaine dernière, j’ai lu les 5 premiers volumes du manga A silent voice. Sorti aux éditions Ki-oon en France, ce manga est composé de 7 volumes. Pour le moment, seulement 5 sont sortis en France. Je suis donc parfaitement à jour dans les publications.

L’histoire

Shoya Ishida est un garçon qui s’ennuie. Pour passer le temps, il s’invente des défis tous plus fous les uns que les autres et entraîne ses amis à sa suite. Il n’est pas spécialement futé, pas spécialement bien vu.

Cette année, la nouvelle à l’école c’est Shoko Nishimiya. Sourde, elle tente de s’intégrer parmi les autres élèves mais Shoya va lui mettre des bâtons dans les roues. Elle est sa nouvelle proie, sa nouvelle source d’occupation et d’amusement. Il passe donc son temps à lui faire des blagues plus ou moins de bon goût. Autour, les autres gloussent et encouragent Shoya dans ses délires persécuteurs. Il faut dire que la jeune fille retarde les cours, a du mal à communiquer et demande une aide constante aux autres… une aide qu’ils ont de plus en plus de mal à lui accorder. Shoko agace.

Mais toute cette méchanceté va se retourner contre Shoya qui va lui aussi vivre l’intimidation. Quelques années plus tard, c’est le lycée. Shoya n’a toujours pas d’amis et vit une vie morose. Hanté par le passé, il cherche à revoir Shoko.

Mon avis

A silent voice est vraiment un bon manga. Il parle de harcèlement scolaire et de handicap avec beaucoup de justesse, de réalisme et de sensibilité.

Les personnages sont pleins de nuances et donc, pas manichéens pour un sou ce qui apporte bien entendu beaucoup de richesse à l’histoire en tant que telle. Le fait que les évènements soient vus  par les yeux du garçon est un choix narratif intéressant : Shoko reste cachée derrière son handicap. Incapable de communiquer dans un monde de « valides », elle reste coupée du monde et de nous, lecteurs. Dans un premier temps, on ne la comprendra donc pas plus que ses camarades de classe.

Malgré tout, difficile de ne pas s’attendrir en voyant débarquer la gentille et souriante Shoko, avec son carnet de communication et de frémir de rage devant le comportement de Shoya, devant la bêtise des autres élèves qui le rejoignent dans le harcèlement et devant l’indifférence des profs qui font comme si de rien n’était.

Quand Shoko quitte finalement l’école, Shoya devient à son tour la victime de ces brimades quotidiennes. En France, on parle d’intimidation, en japonais,  on dit « Ijime ».

Les choses auraient pu s’en arrêter là si Shoya n’avait pas décidé de revenir vers Shoko. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’une histoire de rédemption. Shoya veut se faire pardonner mais est-ce possible de réparer ce passé gâché ? Arrivera-t-il, de toute manière, à se pardonner à lui même ? Rien n’est moins sûr.

Outre les personnages attachants et un thème ultra intéressant, A silent voice se démarque également par un très joli dessin. Tout en rondeur, tout en douceur… un univers presque enfantin pour un discours pourtant plein de maturité. Vraiment un manga à découvrir !

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