Critique A Beautiful Day

L’histoire

La fille d’un sénateur disparaît. Joe, un vétéran brutal et torturé, se lance à sa recherche. Confronté à un déferlement de vengeance et de corruption, il est entraîné malgré lui dans une spirale de violence…

Mon avis

Cela fait un long moment que je n’étais pas allée au ciné et je ne voyais pas le bout de cette longue attente. Force est de constater que mon ciné habituel, que j’aime toujours cependant, a envie de me contrarier depuis plusieurs semaines en ne diffusant pas les films qui me font envie. Sans cela, je ne serai sans doute pas allée voir A beautiful day.

Je n’ai cependant pas mis les pieds dans la salle par dépit. J’avais vraiment envie de découvrir ce que la réalisatrice avait à nous raconter et puis j’avais vu la tête de Joaquin Phoenix sur cette affiche d’un beau rouge. Quand je vois son nom, j’ai tendance à foncer. Peut-être par sentimentalisme et parce que je me souviens toujours un peu de sa beauté cruelle et étrange dans Gladiator. Bon. J’avais sans doute un peu oublié, au passage, que Gladiator, c’était en 2000 et que notre petit Joaquin n’a plus rien à voir avec ce qu’il était alors. Dans ce film, nous avons plutôt droit à la version baraquée-rondouillarde-barbue-chevelue avec un soupçon de cheveux gris.

…ok. C’est moins glamour.

Pourtant… J’aime toujours autant cet acteur. Il est tellement… Intense ? Et à la fois… il nous livre une prestation vraiment intériorisée. Ce qui rend le personnage de Joe d’autant plus insaisissable. Dans ce rôle, j’ai trouvé l’acteur à la fois terriblement inquiétant et malsain mais aussi terriblement touchant. Totalement le genre de personnage entre deux eaux que j’aime bien. D’autant plus que ce long métrage nous le présente en situation de crise…

Vétéran perturbé, complètement bordeline, Joe vit avec sa mère quand il n’est pas « en mission ». Avec son passé, son physique et son savoir-faire, il fait un tueur à gages parfait… ce qui ne va pas l’empêcher d’être confronté à un changement de programme quelque peu déstabilisant.

Si la jeune actrice blonde apparait finalement très peu à l’écran, à ma grande déception, je crois que ce film m’aura principalement marqué par sa mise en scène immersive qui nous plonge dans le quotidien et le mental d’un traumatisé de guerre, visiblement plus vraiment apte à vivre la vie de monsieur et de madame tout le monde. Entre réalité présente, souvenirs du passé, souvenirs de traumatismes, nous passons d’une image à l’autre, reconstituant le puzzle d’une âme cabossée par la vie.

A l’image du protagoniste, l’histoire qui nous est présentée est tendue, pas toujours plaisante, toujours à deux doigts du drame. Sur le papier, cela avait l’air génial mais ce film a pourtant manqué de quelque chose pour vraiment me séduire. Un peu plus de contenu, peut-être. Le scénario est assez vide et finalement pas du tout original (de mon point de vue). J’aurais aussi aimé des scènes un peu plus fortes. Il y en a dans ce long métrage à l’esthétique soignée mais pas assez pour que j’en garde un souvenir marquant.

En quelques mots,

A beautiful day est un film qui parle de violence et qui a ses scènes violentes, forcément. Néanmoins, je m’attendais à quelque chose de plus dur encore. J’ai beau reconnaître qu’il n’est pas forcément à mettre sous tous les yeux, je l’ai quand même trouvé relativement modéré, sans complaisance, sans hémoglobine à foison. S’il parle d’un piège qui se referme, ce film vaut surtout le coup pour son personnage masculin principal mais également pour sa mise en scène immersive, à la fois nerveuse et terriblement lente.

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