Critique A dangerous method

Sortie : 21/12/2011

Note : 3/5

 

Sabina Spielrein est une jeune femme souffrant d’hystérie. Un jour, son père l’envoie de force chez le psychanalyste Carl Jung pour qu’elle se fasse soigner. C’est une rencontre qui sera aussi importante pour lui que pour elle. Devenant sa maîtresse, Sabina, particulièrement intelligente et passionnée par la psychanalyse, va être témoin des échanges entre Carl Jung et Sigmund Freud…

J’avais très envie de voir le dernier David Cronenberg. Les promesses de l’ombre et A history of violence font partie de la liste de mes films préférés. J’aime leurs histoires, leur intensité, leur esthétique, leur brutalité (et le fait qu’il y ait Viggo Mortensen dedans mais ça, c’est une autre histoire…). A dangerous method m’a un peu surprise car les personnages, l’histoire et l’époque sont très différentes.

Je ne connais pas grand-chose à Freud, encore moins à Jung et je ne savais même pas que Sabina avait réellement existé mais j’ai apprécié de voir ce trio évoluer côte à côte…enfin quand ils ne se tirent pas dans les pattes. Jung et Freud, amis puis ennemis, Jung et Spielrein, passant d’un rapport strictement professionnel à une relation amoureuse… Tout cela fout un beau bordel dans nos petites têtes surtout qu’au final, on ne sait plus qui est le patient de qui, qui analyse qui ? Les pulsions animales dont il est question tout au long du film sont toujours parasitées par une intellectualisation constante.

Les défauts d’un tel film sont donc bien présents : A dangerous method est terriblement lent et terriblement bavard. Et blablabla, et blablabla… Vous avez mal au crâne ? Vous êtes fatigués par votre journée ? Reportez ce visionnage à plus tard car vous aurez sans doute la furieuse envie de balancer vos pantoufles dans l’écran… Théories diverses, dialogues nébuleux, échanges d’idées très philosophiques sur la vie, la mort, le sexe… Au final, on ne tire pas grand-chose de tout ça.

Heureusement que le casting tient la route. Concernant la prestation de Keira Knightley, que j’ai appris à apprécier au fil de ces derniers mois, je ne saurais que dire, étant entre l’admiration et l’amusement. Au début du film, son jeu de la femme hystérique prête à sourire… mais elle redonne vie à Sabina et l’on est heureux de voir une figure féminine un tant soit peu charismatique dans un univers résolument masculin. Avec un peu de recul, Keira en fait un peu trop, contrairement à Mortensen qui joue un Freud tout en sérénité et en retenue.

Dans les dernières minutes du film, on abandonne les personnages à leur destin sans vraiment savoir ce qu’ils deviendront et où ils iront. Si Jung est mort de la manière la plus tranquille et naturelle qu’il soit, on sait que Freud est mort en exil, d’un cancer qui le rongeait et que Spielrein sera fusillée par les nazis quelques années plus tard. Leurs au revoir en deviendraient presque poignants…

Au final, j’avoue que je suis un peu déçue, je m’attendais à un film un peu plus percutant, un peu plus rythmé qui m’aurait peut être appris quelque chose d’important. Le sujet était peut être un peu trop ambitieux finalement…

3 comments

  1. Aurore says:

    Ah oui, tu es bien mitigée sur ce film. Je l’ai trouvé aussi très bavard, mais en mm temps, on relate les début de la psychotérapie, ou il est justement question d’expression. J’avoue ne pas avoir accroché du tout, et j’ai surtout bien dormi !

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