Critique L’égorgeur de Westminster Bridge, Anne Perry

14718720_1004255443030245_8353524769272993180_n(Je vous épargne la couverture très laide de l’édition que j’ai lu, celle-là est bien mieux !)

Résumé

Le gentilhomme ligoté au réverbère de Westminster Bridge est vêtu très élégamment – fleur à la boutonnière, chapeau haut de forme, écharpe blanche habillée, – mais il est mort, la gorge tranchée.
Qui a tué Sir Lockwood Hamilton, cet homme charmant et l’un des plus consciencieux membres du Parlement ? Avant même que l’inspecteur Thomas Pitt ne commence son enquête, l’un des collègues de Sir Lockwood rencontre lui aussi la même destinée au même endroit. Charlotte, la tendre épouse de Thomas, ne peut résister à l’envie d’aider son mari.
Mais, pendant ce temps, l’égorgeur de Westminster Bridge continue son œuvre macabre…

Mon avis

Bon, ce 10ème volume de la série Charlotte & Thomas Pitt ne me laissera pas un souvenir impérissable. Loin de là même ! La raison d’une telle déception est facile à trouver : l’enquête est longue, elle traine sur des pages et des pages avec, il faut bien le dire, beaucoup de répétitions. Aucun de choses qui ont généré un ennui profond chez moi. Pourtant, le livre commençait admirablement avec un meurtre plutôt « sympa » (je me comprends ^^) sur un pont. Dans le premier tiers j’étais au ta-quet puis j’ai reposé mon livre. Et j’ai vraiment mis du temps à lire la suite.

Rien à voir, donc, avec Le condamné de Noël que j’avais lu quelques jours plus tôt et que j’avais dévoré.

Commençons par les points positifs : nous sommes en 1888 et l’auteur nous propose une enquête policière mais pas que ! Les suffragettes et leurs revendications entrent enfin en scène. C’était quelque chose que j’attendais depuis un petit moment… et j’ai été servie. J’avoue que tous les passages qui traitent de ce mouvement m’ont enthousiasmée, c’était vraiment intéressant à découvrir et ce, même si j’ai eu l’impression que Charlotte y prenait part de manière…assez molle. La femme qui a rencontré Thomas Pitt 8 ans auparavant me semblait un peu plus revendicative et j’attendais donc beaucoup plus de motivation de sa part mais bon…

Peut-être s’engagera-t-elle plus sérieusement dans les volumes suivants ? Comme c’est une série, j’imagine qu’il faut savoir juger les personnages sur le long terme donc : on verra !

En ouvrant le livre, j’avais peur que la dimension politique de l’histoire soit un peu trop développée. Or, je ne suis absolument pas fan de ce genre de récits. Si les passages au Parlement ne m’ont pas enthousiasmée, j’ai été contente de voir que la relation entre les questions politiques, les personnages et l’enquête restait compréhensible. Anne Perry n’a pas tout misé là dessus et c’est tant mieux.

Dommage en tous cas que l’enquête en elle même manque de rebondissements. Elle est finalement assez « plate », sans beaucoup de suspens, sans beaucoup d’indices intrigants ce qui a rendu ma lecture laborieuse malgré quelques points super positifs.

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6 comments

    • Audrey says:

      Oui c’est un peu le risque avec une série aussi longue.
      Et puis un tome qui m’a déplu peut plaire à d’autres et inversement finalement ! J’espère juste que le prochain sera plus marquant !

  1. Le Vampire Aigri says:

    Moui, c’est clairement le ressenti que j’ai eu avec ce Anne Perry aussi… J’ai aimé le fait d’inclure les premiers mouvements féministes, mais que Charlotte soit si effacée, on se demande presque l’intérêt d’avoir créé un personnage aussi « fort » et avant-gardiste…
    Enfin, je n’ai vraiment pas senti Perry inspirée pour celui-là, dommage parce qu’il y avait des filons intéressants !
    Le Vampire Aigri Articles récents…La Saison des Orages, d’Andrzej Sapkowski,My Profile

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