Critique Blackout Baby, Michel Moatti

phoyoJe vous avais rabattu les oreilles avec mon coup de cœur pour Retour à Whitechapel et comme je suis (malheureusement) de nature très impulsive, cette première lecture m’a forcément fait foncer vers le second roman de Michel Moatti : Blackout Baby. Je ne voulais pas attendre, il était hors de question que je sois patiente donc j’ai foncé acheter le bouquin…

…. et j’ai été super déçue !

Résumé

Londres 1942 : un tueur hante les rues de la ville et profite du couvre-feu pour piéger ses victimes. En quelques jours, quatre femmes sont assassinées. Son modus operandi interpelle Scotland Yard et la presse, on le surnomme le « Blackout Ripper », en référence à Jack L’Éventreur.
Les messages qu’il laisse sur les scènes de crime, conçus comme des indices codés, imposent bientôt aux enquêteurs une piste inquiétante : le criminel semble s’inspirer des leçons du mage noir Aleister Crowley et de son manuscrit démoniaque, « Le Livre de la Loi ».
Amelia Pritlowe va faire de sa traque une affaire personnelle.

Mon avis (restons bref car c’est samedi soir !)

Gordon Cummins s’est rendu coupable de plusieurs meurtres en 1942 et ses crimes ont créé une psychose à peu près similaire à celle provoquée par Jack l’Eventreur en son temps. Il profitait du couvre-feu pour coincer les pauvres femmes qui se retrouvaient seules en pleine rue. Bref, un gros pervers, un gros dégueulasse. Il a été arrêté et pendu pour ses crimes mais contrairement à Jack, auquel on l’a comparé, il n’est pas passé à la postérité. Peut-être parce que justement LUI, il a été attrapé…

L’auteur s’est inspiré de faits réels pour écrire cette histoire mais y a catapulté Amelia Pritlowe avec laquelle on avait fait connaissance dans Retour à Whitechapel. Le procédé se défend… mais je l’ai trouvé un peu tiré par les cheveux. L’enquête d’Amélia perd de son sens et n’a pas beaucoup de rapport avec celle qu’elle avait mené dans le premier livre. L’impact et les enjeux ne sont absolument pas les mêmes.

Je me suis ennuyée dans ma lecture. Je n’ai pas aimé les passages qui mettent Amélia en scène et j’ai encore moins aimé suivre Gordon. Je suis restée très loin des personnages, peu intéressée par leur évolution et surtout, j’ai eu l’impression que l’histoire mettait beaucoup de temps à se mettre en place…

Le style de Michel Moatti reste très agréable et il y a plus d’intensité dramatique dans la seconde partie. Heureusement car j’étais à deux doigts de lâcher l’affaire…

7 comments

  1. Laura says:

    Oh je déteste quand ça m’arrive …
    être persuadée d’aimer un livre car c’est notre auteur fétiche, car on a adoré le précédent livre …
    Et tombé de haut …
    Pour le résumé était alléchant.
    Je me ferai tout même mon propre avis je pense et te dirai ce que j’en ai pensé.

  2. Michel MOATTI says:

    Chère Audrey, une amie m’a guidé vers la porte de votre blog.
    Plusieurs mois de documentation; deux jours pleins aux National Archives à prendre des notes et des scans des dossiers judiciaires. Presque quatre mois de rédaction. Il vous aura suffit de quelques minutes un samedi soir pour plier « l’affaire ».
    Est-ce là le rôle d’un blog littéraire ?
    J’espère que c’est surtout la déception d’avoir moins aimé BB que Retour à Whitechapel qui a guidé votre plume. J’espère surtout vous séduire d’avantage dans mon prochain livre.
    Bien à vous
    Michel MOATTi
    Michel Moatti

    • Audrey says:

      Vous savez, Monsieur Moatti, je suis juste une fille qui tient un blog parmi des milliers d’autres sur la toile. J’y tiens à jour mes lectures et mes visionnages. J’essaie aussi, quand j’ai un coup de coeur, de pousser mes lecteurs vers ces livres et ces films en questions. Mon blog n’est certainement pas un blog littéraire. Je n’ai aucune prétention et les gens qui passent me lire, et croyez-moi, ils ne sont pas si nombreux, ne considèrent pas mes « critiques » comme Parole d’Évangile.
      J’ai eu UN commentaire sur cet article, je ne déchaîne pas les foules.

      Même si votre message n’est pas agressif, il me rend assez triste (et contrariée, aussi) en ce lundi matin parce que je ne comprends pas du tout son but. Montrer que vous êtes là ?

      Je sais, du moins je me doute que derrière ce livre, il y a beaucoup de travail et une grande implication personnelle mais je n’ai jamais renié tout ça. Personne ne remet en question votre travail et votre légitimité en tant qu’auteur ! Qui est cette amie qui traque les « mauvaises » critiques ?

      J’étais très heureuse de commencer votre roman mais je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire. On va dire que c’est ma faute, d’accord ? Pas la vôtre.

      Je ne vois pas en quoi l’avis d’une fille de 30 ans qui vit dans une ville paumée et qui n’a aucune influence virtuelle pourrait vous poser problème. Je suis également triste de voir que vous laissez un message sur cette critique un peu mitigée mais qu’il n’y ai eu aucun retour sur ma critique de Retour à Whitechapel où je vous ai totalement encensé. Mais voilà, c’est toujours la même chose… Faites quelque chose de « bien » ou un compliment et tout le monde s’en fout. Soyez plus mitigée et tout le monde rapplique.

      Je trouve ça injuste. Car en quelques mots, vous me faites passer pour une fille sans cervelle qui se permet de donner un avis hatif sur le travail de longs mois…alors que tout le monde fait la même chose (ce qui ne justifie évidemment pas le procédé). J’aurais écrit un article aussi bref, mais positif, vous n’auriez rien trouvé à redire.

      Vous considérez que ma critique n’est pas argumentée ? Vous avez raison ! Mais ignorez moi ! Si je devais écrire, chaque jour, en me disant « tiens, l’auteur va peut-être lire ces mots », je n’écrirais jamais car mon but n’est pas de vexer, de rentrer dans la polémique… Mon but n’était pas de piquer votre orgueil. Je ne me permettrais pas. Mais j’ai le droit de ne pas avoir aimé, j’ai le droit de l’écrire comme bon me semble, j’ai le droit de communiquer mon avis.

      Ce blog est juste un loisir. Je ne suis en communication avec aucune maison d’édition. J’écris juste parce que ça m’amuse comme d’autres vont à la piscine ou se passionnent pour le jardinage !

      J’ai attiré l’attention de quelques lecteurs sur votre livre, ils sont une pincée et ils le liront quand même, croyez moi.

      Je vous souhaite, malgré tout, une bonne journée.

  3. michel moatti says:

    Chère Audrey, l’idée, ni agressive ni née d’un égo blessé est simplement d’attirer l’attention de l’auteur de critiques – bonnes ou mauvaise – sur la responsabilité qu’il y a à écrire furtivement à propos d’un travail souvent long et émotionnellement chargé pour son auteur.
    J’ai bien noté – grâce à la même amie qui me signale aussi les critiques favorables (et même bienveillantes comme fut la votre de Retour à Whitechapel*) – que vous saviez approfondir une analyse et la découper en plusieurs niveaux d’appréciation. Simplement, et cela est valable pour mon travail comme pour celui de la grande majorité des auteurs, quel intérêt pour un blog de rendre compte voire d’éreinter un ouvrage alors que des tas d’autres livres auraient pu faire l’objet d’une meilleure critique ? Je ne veux pas dire par là que les blogs ne devraient qu’encenser les livres qu’ils chroniquent, fussent-ils achetés et non reçus en SP, mais que ces lieux de (relative) liberté d’expression pourraient concentrer leurs critiques négatives sur les sous-produits qui tapissent parfois l’entrée des librairies et surtout des « espaces livres » des hypers et séduisent par la seule force d’un marketing forcenés des centaines de milliers d’acheteurs.
    Bien entendu, vous avez le droit de ne pas avoir aimé mon second livre, et je comprends que vous êtes d’autant plus déçue que vous aviez apprécié le précédent. C’est l’aspect péremptoire de votre avis d’un samedi soir qui m’a fait vous écrire. Plus longuement que je ne l’imaginai.
    Je vous souhaite également une belle journée, des nuits de lecture et bien des lecteurs /trices sur vos pages.

    Et au fait, vous ne me posez « pas problème » ! Bien au contraire. Je suis heureux de savoir que des filles de trente ans, dans des « villes paumées », consacrent une part de leur temps à essayer de faire vivre des œuvres de l’esprit. C’est d’autant plus vrai quand cela accompagne vos visiteurs vers des livres et vers la littérature, ce me semble, que lorsque cela les en dissuade… Sur ce dernier point différents médias s’y attachent déjà…
    Bien à vous,
    Michel Moatti

    * et ce n’est pas mon attachée de presse…

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